Les origines de la Fraternité

L’ébullition intellectuelle des dernières décennies de l’Empire russe a initié une rencontre féconde entre la foi orthodoxe et la pensée moderne. Ainsi, dès la fin des années 1920, lors de la première émigration russe, une orthodoxie ouverte à l’Occident a commencé à voir le jour à Paris, autour de personnalités comme le Père Lev Gillet, Élisabeth Behr-Sigel, Eugraph Kovalevsky, Vladimir Lossky,…

Cette impulsion reprend après la Seconde Guerre, lorsque les descendants d’émigrés s’installent définitivement dans leur pays d’arrivée. Dès les années 1950, plusieurs initiatives d’expression occidentale de l’orthodoxie se développent. Dans ce contexte, un petit groupe, favorisé par le charisme d’Olivier Clément, se forme autour de la revue Contacts, publication francophone de théologie et de spiritualité orthodoxes.

Dans les années 1960, se construit un réseau d’amitié spirituelle étendu sur plusieurs pays européens. On y retrouvent divers personnalités telles que le Métropolite Antoine Bloom, le Père Boris Bobrinskoy, le Père Cyrille Argenti, Élisabeth Behr-Sigel, le Père Ignace Pekstadt, Jean Tchekan, le Père Lev Gillet, le Père Michel Evdokimov, Nicolas Lossky, Paul Evdokimov,…

Cela conduit à la formation d’une « Fraternité parisienne » ainsi que d’un « comité de coordination de la jeunesse orthodoxe ». Ces deux initiatives ont permis qu’en 1971 se réunisse, pour la première fois, un congrès de la jeunesse orthodoxe rassemblant plus de 300 orthodoxes de diverses origines, issus de juridictions différentes, tous animés par le souci d’une expression unifiée de l’orthodoxie en Europe occidentale. Pour continuer sa mission, la Fraternité orthodoxe a ensuite adopté, en 1974, la forme d’une association de droit français, régie par la loi 1901.

Quelques documents essentiels :